CHAPITRE 6
CHAPITRE 7
Influence des faciès et des pétrotextures sur la porosité et la perméabilité
CHAPITRE 9
Rappel sur la radioactivité naturelle
Rayonnement gamma en séries carbonatées
Acquisition du spectre de gamma ray et principes de fonctionnement des appareils
| Introduction |
1. Introduction 1.1. But de la recherche Ce travail de pétrophysique sur une partie du Complexe récifal du Jura méridional interne s’inscrit dans la continuité des recherches entreprises au Département de géologie et paléontologie. L’objectif de ce travail est d’établir une cartographie « stratigraphique » de la porosité et de la perméabilité sur complexe récifal du Kimméridgien décrit par Fookes (1995). Cette étude est bien évidemment complétée par l’examen détaillé des microfaciès et de l’estimation des porosités obtenues par analyse d’image, ainsi que par des mesures sur affleurement de rayonnement gamma. 1.2. Thème La recherche de corps poreux et perméables en subsurface est un objectif classique de la prospection pétrolière et sera dans les prochaines décennies déterminante pour l’implantation de forages géothermiques et la recherche d’eau dans des aquifères profonds. La distribution spatiale de la porosité et de la perméabilité est indispensable pour comprendre et modéliser le comportement des fluides dans ces corps sédimentaires. Dans les carbonates (qui contiennent environ la moitié des réserves mondiales connues en huile et en gaz), ces deux paramètres dépendent de la répartition des faciès et de l’intensité (ainsi que de la nature) des transformations diagénétiques. L’examen des relations entre paramètres pétrophysiques et caractères sédimentologiques sur affleurement peut fournir de précieuses indications pour une exploitation des ressources de la subsurface (Bousquie, 1979). Les faciès récifaux et périrécifaux du Kimméridgien représentent un réservoir potentiel dans le Jura méridional. Ils affleurent particulièrement bien dans la Vallée de la Semine (Ain, France) où Fookes (1995) les a décrits d’un point de vue sédimentologique. 1.3. Les formations coralliennes de Saint-Germain-de-Joux
Le complexe récifal de St-Germain-de-Joux est composé de sédiments bien préservés et fournit de bonnes conditions d’affleurement. Les dépôts ont un pendage régulier de 5° (Fookes, 1995). Bien que la zone investiguée soit petite, la variabilité stratigraphique et latérale des faciès est remarquable. Il n’est souvent pas possible de suivre un faciès sur une longue distance ou de lui identifier un équivalent latéral. Fig. 2 : Carte détaillée de la région avec localisation des affleurements étudiés : 1.4. Contexte 1.4.1. Contexte Géologique Le Socle de la plate-forme NW européenne à laquelle appartient le Jura est formé de roches anciennes plissées durant la phase hercynienne, puis pénéplainées à la fin du Stéfanien (Carbonifère). Des dépôts fluviatiles ou évaporitiques recouvrent le socle jusqu’au Trias inférieur, suivi par un régime évapo-carbonaté dû à une transgression marine durant le Trias moyen. Un retour à une sédimentation principalement évaporitique durant le Keuper montre que les communications avec la mer ouverte sont plus restreintes (Meyer, 2000). 1.4.2. Le Kimméridgien Dans le Jura méridional, le Kimméridgien supérieur est représenté par des formations récifales et périrécifales qui s’intègrent dans une séquence bathydécroissante allant des faciès de bassin de l’Oxfordien jusqu’au faciès émersifs du Purbeckien. Valdes et Sellwood (1992) ont établi pour le Kimméridgien, un modèle paléoclimatique qui décrit généralement un climat relativement chaud et aride pour l’ensemble de la Terre correspondant à une période de « Greenhouse ». Des conditions tropicales à sub-tropicales s’étendent jusque dans les latitudes moyennes, et un climat tempéré existe dans les hautes latitudes. Leur simulation prédit que la température moyenne globale à la surface de la Terre était de 20°C, c’est à dire de 4 à 6°C de plus qu’actuellement. Du fait de ces températures élevées, les calottes glaciaires n’étaient pas permanentes à proximité des pôles. De plus, les successions sédimentaires indiquent que l’Europe était fréquemment balayée par des tempêtes qui pouvaient être extrêmement violentes. Meyer (2000) a élaboré plusieurs cartes paléogéographiques détaillées de la région, différenciées les unes des autres par de courts intervalles de temps. Elles permettent de se représenter l’évolution de la situation paléogéographique et de comprendre la succession des différents milieux de dépôts. La chronologie débute à la première implantation de bioconstructions dans la région, et se termine par le retour à une sédimentation de mer ouverte. Cette chronologie nous permet de mettre en évidence la progradation du système. Chaque carte est précisément décrite ci-dessous ou pevent être visionnées ici (Cartes paléogéographiques) : Cliquez ici pour voir l'image en haute définition - HST Kim 3 : - SB Kim 4 : - MSF Kim 4 : - HST Kim 4 : - SB Kim 5 : 1.4.3. Les récifs Les coraux zooxanthellés font partie des principaux producteurs de carbonates des plates formes du Jurassique supérieur (Meyer, 2000). 1.5. Historique des études Peu d’études ont été publiées sur les récifs coralliens de St-Germain-de-Joux, bien qu’ils aient été un point d’intérêt depuis longtemps pour les géologues et les collectionneurs de fossile (Fookes, 1995). Bourgeat (1888) et Shardt (1888) ont été les premiers à décrire une section dans le secteur, cependant ce n’est qu’en 1953, que Pelletier découvre les affleurements dont il est question dans ce travail. De plus, il donne une nouvelle stratigraphie pour la région, toutefois, elle comporte quelques erreurs qu’Enay (1965) révisa en basant ses nouvelles subdivisons sur les formations. Son travail couvre majoritairement les aspects paléontologiques du complexe récifal. En 1984, Bernier affine la sédimentologie et la micropaléontologie en publiant une thèse décrivant les lithologies du Kimméridgien et du Portlandien du Sud du Jura. Puis en 1991, Fookes complète la sédimentologie et la micropaléontologie et offre une nouvelle interprétation pour le complexe récifal. De plus, il précise la forme des constructions récifales, le microfaciès et la diagenèse des dépôts récifaux et périrécifaux. Les études du complexe récifal de St-Germain-de-Joux traitent de la sédimentologie, de la paléontologie, de la diagenèse et de la stratigraphie séquentielle. |